COMMUNIQUÉ DE PRESSE



Les légumes du Jardin de la Reine à la table d’Alain Ducasse

Septembre 2014

Un partenariat exclusif entre le château de Versailles et le Plaza Athénée

A l’initiative de François Delahaye, Directeur général du Plaza Athénée et de Catherine Pégard, Présidente de l’établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, l’hôtel – dans le cadre de sa politique de mécénat – a noué un partenariat exclusif avec le château de Versailles pour l’approvisionnement en légumes et en fruits du restaurant d’Alain Ducasse.

Lorsqu’un jardinier et un cuisinier se rencontrent, de quoi parlent-ils ? De leur amour commun pour les légumes, bien sûr. Alain Baraton, le jardinier en chef de Trianon et du Grand parc de Versailles, et Alain Ducasse ont ainsi noué une relation exceptionnelle qui permet aux clients du restaurant de savourer des légumes et des fruits cultivés exclusivement pour eux.

Pour cela, le jardin de la Reine à Trianon a été remis en culture et les jardins qui entourent les maisons du Hameau de la Reine sont eux aussi exploités. Oseille, courges, févettes, courgettes, aubergines, choux, haricots verts, oignons, échalotes, rhubarbe… vont faire le régal des amateurs. Il y aura aussi des petits pois car « Les dames de la cour s’en goinfraient » précise malicieusement Alain Baraton qui s’empresse d’ajouter : « Et des artichauts : ils ont été introduits par Catherine de Médicis et ont connu un succès fulgurant à la Cour en raison de leurs supposées vertus aphrodisiaques. ».

Les légumes racines, navets, céleris raves et carottes sont au programme. De nombreuses variétés de pommes de terre (Chérie, Prospère ou Pompadour pour laquelle Alain Baraton a une tendresse particulière) seront disponibles, y compris la célèbre Bonnotte cultivée pour la première fois ailleurs qu’à Noirmoutier.

Il y aura également des fruits rouges (framboises, cassis, groseilles). Et des tomates, un fruit longtemps considéré comme toxique et dont l’histoire est étroitement liée à la Révolution française puisque ce sont les Armées du Midi qui le font connaître.

Inutile de dire que tous ces fruits et ces légumes ne verront jamais le moindre produit phytosanitaire. Ils se  développeront entourés des soins attentifs des jardiniers, et seront cueillis jeunes pour préserver leur goût et leur tendreté.

Récoltés le matin, ils seront dans la cuisine quelques heures plus tard. Il est prévu que les jardiniers viennent visiter les cuisines pour savourer le fruit de leur travail et constater que le goût originel de leurs cultures a été préservé et que les cuisiniers découvrent les potagers pour mieux comprendre l’oeuvre des jardiniers et l’origine des légumes mis à leur disposition. Cet échange permettra de parfaire l’osmose entre les deux métiers. Car, comme le dit Alain Baraton : « Sans jardinier, pas de cuisinier. »