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Communiqué de presse

Versailles et l’Indépendance américaine

5 juillet - 2 octobre, galerie des Batailles

Premier pays à reconnaître l'existence d'une nouvelle nation, les Etats-Unis d'Amérique, la France se devait de marquer l'événement ; et particulièrement à Versailles où la décision fut prise en 1777, où la guerre d'Indépendance américaine fut soutenue, et enfin où le Traité de Paix avec l'Angleterre fut signé en 1783. L'exposition s'attache à rappeler des faits souvent oubliés, qui témoignent des circonstances, de l'ampleur et des conséquences de l'engagement français.

Tout en reprenant le récit des événements, l'exposition explique, nuance, éclaire, étonne, mettant notamment en lumière :
- un contexte de rivalité franco-anglaise et une revanche à prendre, préparée de longue date par la France.
- les divisions internes dans les trois camps, la lutte entre « patriotes » et « loyalistes » en Amérique, l’existence d’une certaine opposition en Angleterre contre le traitement infligé aux colons, les hésitations françaises entre prudente évaluation des risques et enthousiasme,
- le processus de prise de décisions à Versailles, la pression exercée par la première diplomatie américaine et les lieux précis du Château qui furent le cadre des discussions,
- la personnalité des protagonistes et l’évolution des mentalités,
- la mondialisation du conflit qui s’étendit sur les mers, de l’Inde à la côte américaine en passant par la Méditerranée,
- les pertes humaines dues à la violence et à l’ampleur des batailles surtout navales, les plus grandes du XVIIIe siècle et même du XIXe siècle puisque le nombre de vaisseaux engagés à la bataille des Saintes dépassait celui de la bataille de Trafalgar,
- l’interprétation par les artistes des trois pays, pendant et après la guerre d’Indépendance…

Résultat d’une collaboration scientifique avec les chercheurs des musées et des universités américains - ceux également du Congrès et de la société des Cincinnati -, avec les historiens anglais, espagnols et français, le discours de l’exposition s’applique à traiter les différents points de vue afin de dépasser une vision trop univoque des événements.

Des œuvres emblématiques sortant pour la première fois des Etats-Unis concourent à illustrer ce discours. La générosité des prêts consentis pour cette exposition est vraiment à souligner et pour en donner la mesure, il suffit d’évoquer celui de l’Aigle Diamants de George Washington, de la prestigieuse collection des Cincinnati.

C’est dans un lieu inhabituel - la galerie des Batailles - qu’est présentée l’exposition, à proximité de La Bataille de Yorktown, affrontement décisif de 1781. En 1835, un an après la mort de Lafayette, Louis-Philippe en commanda la représentation commémorative, montrant ainsi que le souvenir de cette guerre et de ses sacrifices était encore bien présent. Ce souvenir entretenu outre-Atlantique comme une dette de sang explique la ferveur du mot célèbre prononcé en 1917 : Lafayette, nous voilà ! 

Exposition ouverte tous les jours, sauf le lundi de 9h à 18h30.

Catalogue de l'exposition Versailles et l'indépendance américaine sous la direction de Valérie Bajou
24 x 28 cm, 208 pages, environ 150 illustratuions, 39€
Co-édition Château de Versailles / Gourcuff Gradenigo
Colloque international "Versailles et l'indépendance américaine" le mardi 5 juillet 2016 au château de Versailles 

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Grâce au mécénat de Fondation Philippine de Rothschild, Opus One, French American Cultural Foundation, ArianeSpace, M et Mme George LUND, M et Mme H.F. Gerry LENFEST, et Idex.

VISUELS DISPONIBLES

Affiche

Affiche

La patriotisme français, ou le départ

Pierre Alexandre Wille (c) RMN-GP (château de Blérancourt)/ Gérard Blot

La Bataille de Yorktown

Auguste Couder (c) RMN - Grand Palais (château de Versailles) / Christophe Fouin

Portrait de La Fayette, 1788

Louis-Léopold Boilly (c) RMN - Grand Palais (château de Versailles) / Agence Bulloz

Combat naval devant la baie Chesapeake

Théodore Gudin (c) RMN-Grand Palais (château de Versailles) / Daniel Arnaudet / Gérard Blot

Rochambeau recevant la reddition des troupes anglaises à Yorktown, 19 octobre 1781

(c) Château de Versailles (RMN-GP)/Christophe Fouin

Portrait de George Washington

Charles Wilson Peale (c) Château de Versailles (RMN-GP)/Christophe Fouin

Portrait de George Washington

Charles Wilson Peale (c) Château de Versailles (RMN-GP)/Christophe Fouin

Portrait de Louis XV

François-Hubert Drouais (c) Château de Versailles (RMN-GP)/Jean-Marc Manai

Portrait de Louis XVI

Joseph Siffred Duplessis (c) Château de Versailles (RMN-GP)/Jean-Marc Manai

Marie-Joseph-Gilbert Motier, marquis de La Fayette

Jean-Antoine Houdon (c) Château de Versailles (RMN-GP)/Christophe Fouin

Prise des îles Saint-Christophe et Nevis, 13 fevrier 1782

Auguste Louis de Rossel, dit Rossel de Cercy (c) RMN-GP (château de Versailles)/ Gérard Blot

Siège de Yorktown, 6 au 19 octobre 1781

Louis-Nicolas van Blarenberghe (c) Château de Versailles (RMN-GP)/Christophe Fouin

Le comte de Vergennes

Antoine-François Callet (c) Château de Versailles (RMN-GP)/Christophe Fouin

Vue panoramique du siège de Yorktown, 6 au 19 octobre 1781

Siméon Fort (c) RMN-GP (château de Blérancourt)/ Gérard Blot

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